Etienne   Lenoir Photographe animalier - Reportages

Septembre 2010
C'est avec le vent que je compose ces quelques lignes, vent de compagnie, vent pénétrant dans les épicéas et les douglas, assurant une douce mélodie, vent caressant, effleurant les feuillages de la hêtraie riches en dégradés de couleurs mordorées.



Mordorées aussi sont les fougères où le vent coule sur le délicat feuillage, nous offrant une cascade de sons dégressifs pour aller à rien. Rien! Quel silence! Simplement, naturellement, toutes ces gammes de sons forment une ambiance lointaine, une symphonie pleine de douceur qui apaise le temps.
Oh! toutes ces douceurs de sons, de couleurs, de lumières estompées sont brutalement brisées par un cerf bramant. C'est l'heure, la saison, l'endroit; c'est maintenant. La forêt est pour lui et ses rivaux. Ils vont toute la nuit déchirer ces lieux de leurs cris rauques. C'est la vie, le renouveau.


Quel bonheur, quel privilège de vivre ces instants, de pouvoir les partager par des images et contribuer à faire découvrir toute la beauté de notre nature. Ce vent de compagnie, compagnie: ne pas confondre avec copain, reste vent à observer, analyser, comprendre avant de choisir son poste d'affût.
Pour les expositions, celle qui a eu lieu au centre de revalidation pour la faune sauvage était une réussite, vous pouvez visiter leur site www.closdelolivier.be En octobre, si vous voulez vivre une soirée nature, cela se passe au Centre Culturel de Libramont Chevigny: soirée best off Festival Film Nature Namur ce 14/10/2010. L' invité d'honneur est Eric Heymans vidéaste lauréat. Cette soirée fera découvrir ou redécouvrir le travail de 2 photographes nature: Séverin Pierret et moi-même. Rens.: www.cclibramont.be
 
Etienne LENOIR
 
Août 2010
C'est sur le fil que je vous écris ce mois car nous sommes le 31, sur le fil de l'eau car je photographie le martin-pêcheur. Je vais essayer de trouver le bon filon pour réussir quelques clichés alors qu'une abeille est entrée dans mon affût et que je me dois de la faire filer vers l'extérieur pour lui rendre sa liberté.
Ce mois d'août a été pluvieux, gris, prémices de l'automne et n'a pas permis de travailler la photographie comme j'aurais pu l'espérer. Heureusement beaucoup de travail de sélection, classement, choix de clichés pour les futures expositions était à faire. Ce travail, toujours à la traîne, est pourtant très important car il permet de faire le point, constater ses défauts, voir à les corriger lors des futures prises de vue en redoublant de vigilance pour anticiper les scènes et mieux réussir . C'est donc avec beaucoup de motivation que je vais aborder l' automne pour encore évoluer et essayer de figer les petits plus qui manquent assez souvent à une scène de mouvement par exemple.
Alors Martin, que fais-tu, où es-tu, je suis seul au rendez-vous avec tes petits poissons préférés. Oh ! à cet instant, je vois 70 mètres plus bas un plouf; c'est lui ! Naturellement, il y a du poisson partout et la rivière est longue, un deuxième plouf, j'espère qu'il a bon appétit et qu'il viendra à moi.
Pour ce qui est des expositions, la fête des Artistes de Chassepierre, là où ma galerie est implantée, a été un grand succès car, uniquement pour ce week-end, la météo était au beau, le public a été très nombreux; ce fut un réel succès. Pour septembre j'exposerai mes photographies au "Clos de l'Olivier ASBL". C'est un centre de revalidation, rue du Bourrelier, 21, 7050 Masnuy-St-Jean (Jurbise). Ce sont des gens à encourager car ils font le maximum pour sauver notre faune sauvage en difficulté.


Et bien ! Martin tu as eu ton repas, pas moi et je rentre;
ce sera pour une autre fois. Allons, encore un quart d'heure: partir sans résultat est difficile pour le photographe; il pense toujours qu'il serait dommage d'être parti juste avant que n'apparaisse ce qu'il a attendu une demi-journée. Je vous montre quand même Martin.
 
Etienne LENOIR
 
Juillet 2010
C'est de mon affût que je vous écris ce matin, matin de brume, brume claire, claire lumière, lumière estompée, décor d'aquarelle. Vision perdue dans ce décor sans fin, seule la vie de la faune est présente: les foulques sont déjà en activité avec leur course sur l'eau, deux hérons percent le calme matinal de leurs cris stridents. C'est d'ailleurs un de ces deux-là qui, la veille, a attrapé puis ingurgité un jeune rat musqué. Je retrouve aussi les jeunes grèbes huppés dont je vous ai beaucoup parlé en mai et juin. Les parents ont d'ailleurs très bien réussi leur seconde nichée; il y a 5 petits. Ils sont nés entre le 7 et le 11 juillet et, à ce jour, les parents se les sont partagés: 2 pour la femelle et 3 pour le mâle. Ils pêchent sur un territoire différent mais communiquent entre eux par leurs grondements sonores. Les rats musqués sont absents ce matin. Je dois dire que depuis 2 jours il y a eu pose de poison !! J'espère que cela ne nuira pas à la faune locale. Ah! je pose le crayon pour me concentrer sur mon appareil photo car mon sujet est au rendez-vous. Ils sont d'une rapidité extrême avec une méfiance hors du commun.
La famille que j'observe se compose de trois petits et les deux parents, ce sont des grèbes castagneux, les jeunes ont plus ou moins 5 jours et ingurgitent des petites loches de 3,5 cm pêchées par les parents. Les petits sont tout ce qu'il y a de plus mignon, ils sont rayés noir et feu avec un peu de blanc apparu vers le
3° jour; mais silence, il y a photo! Je vous fais voir.
Les photos où ils reçoivent les petits poissons, ce sera pour une autre occasion ! Pour ce qui est des expositions, ma galerie a accueilli beaucoup de visiteurs pendant le mois de juillet et ce n'est pas fini car
le 20 août de nouvelles photos seront accrochées aux cimaises et le gros événement de l'année ici à Chassepierre est 'la fête des Artistes' ou plutôt le 37° Festival International Des Arts de la Rue de Chassepierre les 21& 22 août 2010. Quand on sait que le festival attire 35000 personnes sur les deux jours et que la galerie est placée au centre du village, cela est encore une bonne occasion de montrer au public toute la beauté de la faune sauvage de Gaume et d'Ardenne. Je profite de l'occasion pour vous inviter car le 20 août (vendredi soir) de 19 à 22 heures, les quatre galeries du village, seront ouvertes pour un vernissage collectif avec animation musicale. Voir invitation.
 
Etienne LENOIR
 
Juin 2010
Les prises de vue de juin m'ont permis de découvrir que j'avais fait une erreur dans mon texte de mai. En effet, le couple de grèbes huppés que je présente n'a pas eu 2 petits mais bien 3; erreur bénéfique
pour la nature.
Je vous disais aussi dans l'article précédent que c'était un couple formidable et c'est bien vrai car 22 jours après l'éclosion, il avait déjà choisi une autre plate-forme pour établir un second nid dans lequel, 29 jours après les premières naissances, la femelle avait déjà 3 œufs. Le mois de juin a été pour eux une période de travail intense car il y a relais constant pour nourrir et éduquer les 3 jeunes grèbes et relais également
pour couver.
Ceci dit, j'aimerais sensibiliser les gens sur le travail du photographe animalier et sur les précautions qu'il prend pour être intégré dans le milieu naturel. Il doit rester des heures sans bouger pour se faire oublier et pouvoir observer de manière très discrète pour que la faune sauvage ne ressente pas des "ondes d'observation" etc...
Alors, promeneur, kayakiste, ami de la nature, quand vous voyez un photographe au travail sur une zone humide, laissez-le travailler car votre curiosité va mettre en péril plusieurs heures de travail ! Merci.
Pour ce qui est des expositions, les photographies à la "Galerie de l'ancien moulin" à Chassepierre ont été renouvelées. Le thème est "Les oiseaux d'eau".
Lors du vernissage, la 3° série de cartes postales était dévoilée.
Plusieurs expos sont déjà programmées pour l'automne mais avant cela, je tiens à souhaiter de bonnes vacances à chacune et à chacun.
 
Etienne LENOIR
 
Mai 2010
Pendant tout le mois de mai, j'ai travaillé sur le même sujet. Cela m'a appris à observer, réfléchir, comprendre le comportement de mon sujet, je dois dire que le couple a eu un comportement exemplaire, une vraie leçon de vie. Le sujet, je le connaissais déjà en août 2009, et ce printemps ce furent les retrouvailles. Je ne suis pas arrivé à photographier leurs jeux amoureux car les eaux étaient trop fortes et pour des raisons de sécurité j'ai hésité et je n'ai pas osé (avec le recul j'ai un certain regret). Les choses sérieuses ont commencé à l'accouplement. J'ai eu le bonheur de le vivre trois fois: la femelle est demandeuse par sa posture sur le début de nid et par ses appels sonores. Le mâle arrive, surveille les alentours, il commence à redresser sa huppe et ses deux corolles puis devient comme fou, il ne parvient plus à se contenir. Elle, aplatie au ras de l'eau, cou étendu, en attente, lui, d'un bond, saute sur la femelle et commence à tapoter des pattes de façon alternée pour trouver sa position. Il entrouvre le bec et tout en regardant sa soumise, il lance des cris rauques, un peu comme un râle, les gémissements proviennent de sa gorge car son bec n'accuse aucun mouvement et reste entrouvert. Cela est un instant magique, je suis heureux d'être là, d'avoir pu gérer plusieurs paramètres pour figer ce moment exceptionnel qui ne dure que cinq secondes. Après ce délai, il se dégage et en un bond saute à l'eau avec fierté, exécute une parade rapide, elle, de suite, se relève et apprécie la parade de son conquérant. Et cela chaque jour qu'il y aura un œuf à féconder.

La suite, tout le monde la connaît. Pendant 27 jours les œufs seront couvés. Ah! je pense qu'il est temps de vous dire qu'il s'agit d'un couple de grèbes huppés mais je suis certain que beaucoup l'avaient deviné. Ces 27 jours ont été assurés par le relais des deux futurs parents, avec un rythme de plus ou moins une heure et demie. Ils se sont partagé le travail de façon équitable. Cependant devait arriver une perturbation naturelle: au moment où les météorologues annonçaient la pluie, mes grèbes le savaient aussi, car là, le mâle, et cela bien avant qu'il ne pleuve, comme un fou, à un rythme d'enfer, a récupéré tous les végétaux qu'il pouvait trouver. Le rôle de la femelle était de couver mais elle récupérait les matériaux récoltés et les arrangeait. Cela a été un travail de survie qui a duré deux jours et le nid a été surélevé de vingt à vingt-cinq centimètres.
 L'habitude de cet oiseau est de nicher en étang. Ce n'est pas le cas de ce couple car, lui, a choisi la rivière ce qui est chose moins courante.

Quelques jours avant l'éclosion, leur comportement montrait qu'ils géraient très bien la situation, notamment la femelle qui ne quittait plus le nid, et le mâle fièrement venait exhiber un tout petit poisson devant la femelle. Alors que le premier grèbe éclot c'est le mâle qui prend la responsabilité du nid et je suppose qu'il est plus à même d'assurer sa défense. Par la suite je constate que la femelle est une excellente pêcheuse, et cela surtout pour prendre les tous petits poissons. C'est également elle qui a la patience nécessaire pour présenter et insister pour faire ingurgiter les premières proies au nouveau-né, elle surveille aussi le mâle en lui indiquant le moment pour retourner les œufs restants, elle lui indique par un cri d'alerte si un prédateur est dans les environs, son cri est significatif quand elle annonce son retour avec une proie. Celles-ci sont très variées: vairons, goujons, loches, mollusques, larves de libellule, et le plus inattendu, la moindre plume perdue lors d'une toilette est récupérée et sert de nourriture. On pourrait penser que la forme de la plume apprend aux petits à avaler les poissons, mais les adultes aussi mangent leurs plumes, alors je suppose que cela doit être nourrissant.

Ensuite une seconde bouche (pardon bec) à nourrir, et en un jour je vois une différence et je peux aisément les différencier. A ce stade, mon travail est de réaliser le bon document, l'instant privilégié, le moment où la femelle apporte à son petit le poisson, avec un regard plein d'attention même quand elle l'a donné, elle continue à suivre l'action, le mâle non plus n'est pas indifférent à ce moment de partage de la vie.
Après quelques jours, les quatre complices quittent le nid. Il n'y aura malheureusement pas d'autre éclosion.
Le principal de mon travail sur ce sujet n'est pas terminé mais les prises de vue seront plus espacées et si l'aventure a duré six semaines, je réalise maintenant en écrivant ces quelques lignes combien cela a passé vite, combien le sujet était beau, et quelle leçon d'exemple de vie ces deux oiseaux peuvent nous donner. Cela n'a pas empêché de réaliser les autres activités prévues, les 'week-end Wallonie bienvenue' m'on permis d'exposer mes photographies dans une ferme château, endroit magnifique et j'y ai été accueilli comme un hôte. Merci à la famille de Jamblinne.

J'ai aussi été sollicité pour animer une activité "approche à la photographie animalière et camouflage en forêt". Cela se passait au Crié d'Anlier, les enfants de 8 à 12 ans ont, je pense, apprécié ce genre d'activité. En préparation, l'exposition du photoclub de Libramont et j'ai réalisé, d'après mes clichés, une troisième série de cartes postales. Elles seront présentées le dimanche 6 juin (voir rubrique expo du site).
 
Etienne LENOIR
 
Avril 2010
Ce mois est certainement un très bon mois pour la photo animalière; les oiseaux ont très souvent leur plumage nuptial et se sont installés dans leur quartier d'été, d'autres se sont posés pour quelques jours dans notre région. Ce sont des migrateurs de passage, mais tous ont la même préoccupation: se reproduire. Il faudra donc redoubler de prudence. Pour cela le choix doit être limité. Mon choix s'est porté sur un héron cendré, un couple de grèbes huppés et une nichée de renardeaux ce 26 avril, des petits précoces. Ce héron, j'ai eu tout le temps nécessaire pour bien observer ses habitudes, sa meilleure technique de pêche: rester immobile (comme moi !) même jusque dans son regard, regard froid, tellement froid que son œil paraît de verre; son repas, des petits escargots et une scène de toute beauté avec une détente latérale de plus de 2 mètres, sa proie, une perche de plus de vingt centimètres, a été avalée en 25 secondes. Quant au couple de grèbes huppés, je poursuis toujours leur observation en ce moment et je pense les photographier une bonne partie de la saison.
Concernant les renardeaux, ils sont encore très petits, et pour la première fois ce sont des renardeaux des champs. Mon habitude est de les photographier en forêt. La comparaison des deux familles est intéressante: le renardeau des champs est plus familier et moins sauvage, mais l'approche et l'observation sont beaucoup plus délicates.
Pour ce qui est des expositions, "Les rencontres photographiques d'Art'lon" ont été de bonnes rencontres, je dois dire que les organisateurs, au nombre de sept, avaient un projet ambitieux et l'ont mené de main de maître. En cours également à l'Hôtel de ville de Merchweiler (Allemagne), exposition d'ensemble avec le photoclub d'Esch-sur-Alzette. Et pour continuer, préparation de « Wallonie, Week-ends Bienvenue » Etalle et Saint-Léger et cela pour les 22 et 23 mai.
 
Etienne LENOIR
Mars 2010
Ce fut un hiver normal mais très long … Enfin voici le printemps ! Les oiseaux s'activent, les batraciens se dégourdissent les pattes, les gibiers délaissent l'écorce en vue de savourer les bourgeons, les premiers papillons ont défroissé leurs ailes. Les premiers migrateurs comme le pouillot véloce sont déjà arrivés, tous les autres ne vont plus tarder. Ma plus belle prise de vue de ce mois s'est réalisée dans une zone humide: les sujets étaient des grands cormorans, mangeurs de poisson, accusés par les pêcheurs d'être responsables de nombreux dommages, ils sont toujours légalement abattus par certains. Et pourtant un oiseau de toute beauté, 80 à 100 cm, pattes palmées, corps noir élancé, queue fine et allongée, bec crochu, œil d'un vert émeraude dont la pupille noire est très petite et est de forme hexagonale exactement comme le diaphragme d'un objectif ouvert à F 22.
Pour ce qui est de l'exposition du 19 au 21 mars à Braine-le-Comte, nous avons été très bien accueillis par l'équipe de la cellule environnement. L'ambiance entre les exposants était bonne, les sujets nature abordés de manière différente par les 16 exposants offraient à un public venu nombreux une exposition de bonne qualité. En préparation les premières "Rencontres photographiques d'Art'lon" du 24 avril au 2 mai. Renseignements sur www.artlon-photo.be
En préparation également la troisième série de cartes postales, cinq nouvelles illustrations de la faune de Gaume et d'Ardenne. Présentation à la galerie pendant le mois de mai.
 
 
Etienne LENOIR
Février 2010
Ce mois d'hiver le plus court est souvent réputé très rigoureux. Pendant ce mois je réalisais une prise de vue dans la forêt de Florenville. Mon sujet était une renarde. Placé à bon vent devant les terriers, ce matin quand la lueur du soleil atteint la couche de neige, que vois-je sortir de l'entrée des terriers ? … pas mon sujet, mais de la vapeur; la différence de température entre l'intérieur des terriers et celle de l'air extérieur est trop importante et les terriers sont devenus des petites cheminées; la température était ce matin de – 14°, et la renarde est bien restée à l'intérieur. Ce mois dont les conditions météo ont été dominées par la neige, est toutefois annonciateur de meilleurs moments: les oiseaux appellent, leur chant s'intensifie et bientôt tous les autres vont rentrer de migrations.
Pendant ce mois de février, avec l'aide de deux amis, nous avons organisé, pour les enfants de l'école du village, une séance de bricolage: le thème était la réalisation de nids d'hirondelles. Les enfants ont réalisé ce projet de manière responsable et une fois leur nid terminé, ils en ont réalisé un autre pour les petits de maternelle. La séance a été agrémentée d'un exposé vidéo et photos qui a fait naître beaucoup de questions.
J'ai commencé quelques prises de vues de certains passereaux sans gros résultats. L'objectif de ce printemps est de photographier ces quelques grammes de vivacité et cela en plein vol. Les essais réalisés m'ont permis de faire une approche et j'espère, avec la venue du printemps, donc de la lumière, combler le petit manque de qualité technique dont les images souffrent pour l'instant.
Le travail de ce mois a aussi été de préparer l'exposition du mois de mars. Du 19 au 21 mars mes photos seront exposées à l'Hôtel de ville de Braine-le-Comte, exposition dont le thème est "La nature près de chez soi". Cette manifestation s'inscrit dans le cadre de '2010 année de la biodiversité'. Elle regroupe une quinzaine d'auteurs dont André Buzin. Ensuite, l'organisation du planning pour avril est déjà réalisée mais pour cela il faut attendre pour en savoir plus.
 
 
Etienne LENOIR
Janvier 2010

Les prises de vue réalisées pendant le mois de janvier ont été nombreuses, et pourtant ce mois est difficile pour un photographe animalier. Les sujets ont été principalement les mammifères. Ce choix m'a permis d'observer cerfs, biches, sangliers, renards, blaireaux, écureuil, et le plus inattendu un chat sylvestre. Cette dernière rencontre restera inoubliable: le félin assis sur une vieille souche m'a fixé de son regard, et moi de même, figé sur place, immobile. Que faire ? L'axe de mon téléobjectif n'était pas bon et regarder dans le viseur était trop délicat.
Un moment de pur bonheur (en effet il me restait mes yeux). Cet instant a duré six à sept minutes, en effet
le félin est de nature très curieuse, il a pris tout son temps pour analyser la situation, je ne pense pas avoir commis d'erreur, ce qui m'a trahi, je pense que c'est ma respiration, étant donné la température négative,
il m'était impossible de la dissimuler. Il est parti comme un félin, il s'est retourné et a glissé ventre à terre pour ne pas se faire repérer.
Ce mois m'a permis de retrouver le couple de renards que j'avais photographié de décembre 2008 à mai 2009, leur habitat étant la forêt dans une zone où les fougères règnent en maître l'autre partie de l'année.
 

Cette période hivernale a servi à faire le point, c'est-à-dire à revoir les méthodes de prise de vue: penser, réfléchir, trouver à les améliorer et les faire évoluer.
Pour cela il y a eu tout le temps nécessaire car des affûts de 2h30' en hiver quand le gibier bouge peu, cela permet de réfléchir.
L'une des choses les plus difficiles que le photographe doive combattre pour pouvoir partager l'espace de vie d'un animal sauvage est d'arriver à faire le vide,
le gibier ne doit pas ressentir la sensation qu'il est observé.

 
 
Etienne LENOIR
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